LA POSITION DU PRG CONCERNANT L’EUROPE.

Publié le par Bruno Tranchant

Au lendemain du Non de l’Irlande, de la position de la présidence polonaise et de la présidence française de l’Union européenne, quelle Europe souhaite le PRG ?

 

Nous voulons une Europe plus démocratique et plus citoyenne. Cela sous entend un Parlement Européen doté des pouvoirs « habituels » des Parlements dans un régime démocratique et l’autorisation de la publicité des débats au sein des Conseils des ministres.

 

Or que voit-on ?

 

Par la complexité et l’opacité de ses institutions et de ses procédures, l’union paraît tyrannique à ses citoyens alors que les autres puissances se réjouissent de la voir totalement dépourvue de pouvoir politique.

 

Nous voulons une Europe plus solidaire. Cela veut dire que l’Europe fasse des engagements de la charte sociale, une obligation pour tous les Etats membres et qu’elle se batte contre le dumping social. L’Europe doit sauvegarder les grands Services Publics à vocation européenne.

 

Or que constatons nous ?

 

Une Europe sociale laminée de l’intérieur et de l’extérieur par le dogmatisme de la concurrence sacralisée. Une Europe déréglementant, au nom du même dogme, les services publics nationaux, alors qu’il est urgent, au contraire de pousser à l’émergence d’une citoyenneté européenne concrète par le re-création de grands services européens (eau, énergie, trains, postes etc.)

 

Nous voulons une Europe plus humaine qui mettent en œuvre des dispositifs de luttes contre le chômage. Le fonctionnement de la BCE ne doit plus être la gardienne de l’orthodoxie financière et de la prévention de l’inflation et dont la position doit être rééquilibrée par la création d’un véritable gouvernement économique européen.

 

Or qu’apprenons-nous ?

 

La BCE va augmenter une nouvelle fois les taux d’intérêt alors que les parlementaires européens, les économistes y sont opposés et trouve cette politique dangereuse pour nos économies.

 

Nous voulons une Europe plus dynamique, dans les secteurs industriels et de la recherche qui sont des éléments clés de l’indépendance politique, stratégique et industrielle de l’Europe.

 

Or quelle est la réalité ?

           

EADS que l’on met en avant moins depuis qu’elle doit licencier est l’arbre qui cache une politique qui manque d’unité, qui ne protège pas des délocalisations et qui a torpillé la PAC dans les années 90 dont on mesure aujourd’hui les effets désastreux.

Publié dans PRG 78

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