Samedi 12 décembre 2009
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Le 9 décembre était la date anniversaire de la loi sur la laïcité entérinant la séparation de l’Eglise et de l’état. Cet anniversaire est passé inaperçu alors que nous sommes dans
un débat sur l’identité nationale et au lendemain du vote suisse sur les minarets. Le PRG est attaché à la Laïcité dont Aristide Briand fût le brillant rapporteur. A ce titre l’ANEGRR a réalisée
une exposition sur la Laïcité que l’on peut voir à Carrières sous Poissy dont le Maire Eddie Aït est le président du PRG 78.
La laïcité ne doit pas servir de prétexte au rejet de l’autre notamment des français de confession musulmane car la loi sur la laïcité est une loi de respect de culte mais qui doit rester dans la
sphère privée et non interférer dans les affaires de l’état et de la République. C’est une loi qui préserve un équilibre et qui intègre.
Or cette année La Laïcité a été mise à mal par le décret du 19 avril 2009 reprenant les accords signés le 18 décembre 2008 entre l’Etat et le Vatican sur la reconnaissance des grades et des
diplômes de l’enseignement supérieur et également par la loi Carle voté le 28 septembre 2009 sur le financement par les collectivités locales des établissements scolaires privés confessionnels.
Ici à Rambouillet, nous finançons l’établissement scolaire Sainte Thérèse et bientôt, l’école Jacinthe et François qui demande à être sous contrat auprès de l’académie de Versailles et pourquoi
pas demain le collège Saint Jean Bosco.
Nous radicaux, nous serons vigilants dans le débat sur l’identité nationale qui s’ouvre, que la Laïcité ne soit pas encore une fois mise à mal et oubliée.
Par Bruno Tranchant
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Dimanche 29 novembre 2009
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Quand j’ai lu l’article d’Henry Cachau dans les nouvelles sur Louis Vigh et sa peinture, j’ai tout de suite pensé à Kandinsky qui disait dans son livre Du Spirituel dans
l’art, et dans la peinture en particulier : "L’art, dans son ensemble, n’est pas une création sans but de choses qui se dissolvent dans le vide, mais une force qui tend vers un but et
doit servir à développer et affiner l’âme humaine, participer au mouvement du Triangle. Il est langage qui, dans sa seule forme particulière, parle à l’âme des choses qui constituent son pain
quotidien et quelle ne peut recevoir que sous cette forme. L’art se dérobe-t-il à cette tâche, rien ne saurait combler le vide de cette absence, car il n’existe aucune autre puissance capable de
le remplacer."
Lorsque j’ai vu l’exposition la semaine dernière, ma pensée a été vers Bacon sur la période 1951-1952 et Pollock avec la série des nombre sur la péride 1948-1950 par la dynamique du trait et le
coté compulsif que dégage la peinture de Louis Vigh même si sur un point de vue pictural, il n’y a pas de rapport. C’est une peinture qui éveille une certaine énergie primaire.
Je remercie Bernard Delattre pour son implication dans la vie culturelle de Rambouillet. Je sais que ce n’est pas évident d’organiser dans le hall du journal régulièrement des expositions. Il
nous permet de découvrir aujourd’hui Louis Vigh que certains, on peut être vu l’année dernière au Vésinet ou en 2003 à Monfort Lamaury.
Pour finir je tiens à rendre hommage au public en citant Félix Fénéon : "Réservant au peintre la tâche sévère et contrôlable de commencer les tableaux, attribuons au spectacteur le rôle
avantageux, commode et gentiment comique de les achever par sa méditation ou son rêve."
Par Bruno Tranchant
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Publié dans : PRG Rambouillet
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